


Le 10 juin 1917 les déléguées des diverses des sociétés d’éclaireuses suisses se réunissent pour la première fois à Lausanne (Vennes). Sont représentées : Bâle, Berne, Genève, Le Locle, Neuchâtel, Villeneuve, Winterthour et Lausanne. Chaque déléguée lut un intéressant rapport sur le but de son groupement, ses activités et ses difficultés. Il y avait tant de points communs entre les différents mouvements que les déléguées souhaitèrent se grouper en une fédération suisse. Mais il restait encore à résoudre la question des statuts « communs » de cette nouvelle fédération. Le cadre en devait être large et souple afin de permettre à chaque membre de s’organiser sans avoir l’impression de subir une influence de l’extérieur ou de sentir ses principes diminués.
Puis pour chacune, il était tout aussi important d’avoir la certitude de rester indépendante et de pouvoir continuer à travailler à sa manière, non par esprit de clocher ou par mauvaise volonté, mais parce que l’on abandonne difficilement ce que l’on a appris à connaître, ce que l’on aime malgré les difficultés. De sorte que le nom même de la fédération, son but, la devise, la loi, les insignes et l’uniforme donnèrent lieu à des discussions. L’unification du costume spécialement ne pu être résolue. Les groupements qui avaient un uniforme ne voulaient ni le modifier m i en accepter un autre. On proposa que les nouvelles associations qui se fondaient fussent tenues de porter l’uniforme de l’association déjà existante dans leur canton.
Finalement une commission fut nommée pour établir un projet de statuts qui serait discuté, critiqué, modifié, voire même adopté lors d’une assemblée d’automne.
Mais le temps passa. Le résultat des discussions devait naturellement être soumis aux associations après cette seconde assemblée qui eut lieu à Berne. On écrivit alors un cahier, dans lequel figuraient aussi des projets d’insignes fédéral, on laissa beaucoup de feuilles blanches et il circula de ville en ville. Les feuilles blanches se remplirent, les critiques furent abondantes, tant sur le fond que sur la forme, ainsi que les propositions d’amélioration, d’élargissement, qui devaient faciliter l’entrée dans la fédération de groupements d’inspiration analogue.
Le cahier revint, presque méconnaissable, très volumineux, enflé de remarques, en février 1919, soit une année et demie après l’assemblée de septembre 1917. (…) La cheftaine responsable du cahier le renvoya une seconde fois encore aux associations, leur demandant comment concilier tant de conceptions différentes. Sa lettre se terminait en ces termes : « Dès que les communication le permettront, je suis d’avis qu’il faudra nous réunir, et, nous basant sur ces différentes propositions, nous trouverons plus facilement une solutions ». Comme il y avait aussi jadis des cheftaines qui avaient à coeur de réunir, la solution fut trouvée les 4 et 5 octobres 1919 à Berne
Tiré de la brochure éditée à l’occasion du 25ème anniversaire de la FESes