


En mai 1913, le Ve Congrès olympique organisé par le CIO à Lausanne donna pour la première fois la possibilité aux éclaireurs lausannois de se mettre en valeur. Pendant trois jours, du jeudi au samedi, petits et grands furent à pied d’oeuvre du matin au soir. On les vit sur les marches du grand escalier du palais de Rumines faisant la haie d’honneur lors de la séance inaugurale; sur la terrasse de l’Abbaye de l’Arc (située à l’ouest du Lausanne-Palace) surveillant les torches de résine pendant la fête sportive du jeudi soir. Mais surtout on les remarqua, durant les séances de travail, attentifs et zélés à placer chaque participant, à faire office de commission-naires, de facteurs, etc, toujours en souriant.
A cette occasion on jugea intéressant d’organiser un camp de démonstration en pleine ville au Pré Mercier (actuelle Avenue des Toises) près de l’Avenue de Rumine.
Le samedi, les éclaireurs de Sauvabelin rejoints par d’autres troupes lausannoises, en tout 250 garçons, sous la direction de Charles Biermann montèrent une quarantaine de tentes sur le pré. Dans le livre consacré au 75 ans de la BS, Charles. Biermann se souvient : « … nous n’avions encore que fort peu d’expérience en ce domaine et encore moins de matériel. Il fallu louer des tentes, de grand bidons à feu et apprendre à nos éclaireurs à s’en servir. C’était je pense un samedi, mais nous avions reçu congé pour la journée entière. L’après-midi, surtout vit affluer un public intéressé, mais la démonstration fut gâtée par un violent orage; sous la pluie, nous fûmes obligés de nous mettre à l’abri et nos macaronis découverts furent noyés et immangeables. ».
Le service rendu au Comité International Olympique valu à l’association des éclaireurs vaudois son drapeau cantonal offert par le baron Godefroy de Blonay, premier membre suisse du CIO.